Décès de Madame Coulibaly Salimata DIARRA, Présidente fondatrice de l’ASCOMA

C’est avec une profonde douleur que l’Organisation Africaine des Consommateurs (OAC) informe ses membres, ses partenaires ainsi que l’ensemble des consommateurs en Afrique, du rappel à Dieu de Madame Coulibaly Salimata DIARRA, Présidente fondatrice de l’Association Malienne des Consommateurs (ASCOMA), grande figure du mouvement consumériste africain.Femme de conviction, de vision et d’engagement, Madame Coulibaly Salimata DIARRA a consacré sa vie à la défense des droits des consommateurs, à la promotion de la justice sociale et au renforcement du mouvement consumériste sur le continent. Son action déterminante a contribué de manière significative à la création de l’OAC, dont elle fut l’une des artisanes les plus respectées. Son parcours exemplaire, marqué par un engagement indéfectible, a inspiré et continuera d’inspirer l’ensemble des acteurs de la société civile africaine.Dans la tradition musulmane à laquelle elle appartenait, nous prions pour le repos de son âme et demandons à Allah le Tout-Puissant de l’accueillir dans Son infinie miséricorde.L’enterrement est prévu ce jour à 16 heures à Bamako.En cette douloureuse circonstance, l’OAC adresse ses condoléances les plus attristées à sa famille biologique, au peuple frère du Mali, à l’ASCOMA, ainsi qu’à l’ensemble de nos membres.« Nous prions Allah, le Tout-Puissant, d’accorder à l’illustre disparue sa miséricorde infinie et de faire d’elle une élue de la Demeure de la paix. »Que son âme repose en paix.Fait à N’Djamena, le 23 Juillet 2026Pour l’OAC,
webinar on transformational leadership (July 23rd, 2021)

Objectives of the training To familiarize/learn leaders of consumer associations in Africa with the concepts of transformational leadership✓ To create and develop their skills to reinvent themselves oradapt to new challenges and issues in consumer protection.✓ To discuss how transformational leadership could be used by consumer association leaders to lead their organizations.✓ To enable the AUC to identify possible areas of capacity building work. Target: Leaders and staff of African consumers organizations
RAPPORT DU WEBINAIRE « LA GESTION DES RECLAMATIONS »

Introduction Après l’organisation du premier webinaire sur le leadership, l’Union africaine des consommateurs à travers son Bureau Exécutif a pris l’initiative d’organiser une deuxième conférence virtuelle (webinaire) sur la problématique de la défense des consommateurs à travers le volet gestion et réclamation des plaintes. Ce webinaire s’est déroulé le 29 juillet 2021 avec la participation de trois intervenants du Maroc et du Togo. Ma modération ayant été assuré par Mme XAVERINE Ndikumagenge. Ouverture officielle Le président UAC Dans sa prise de parole, le Président DAOUDA ELHADJ ADAM dans un ton confiant affirme : « Je voudrais au nom de l’UAC vous remercier tous d’avoir bien voulu accepter de répondre à notre sollicitation pour soit animer ou participer à ce webinaire sur la gestion des réclamations dont l’objectif est de partager les expériences entre organisations de consommateurs et leurs partenaires gouvernementaux en matière de gestion des réclamations. » Il poursuit en ce sens « Le renforcement des capacités des associations des consommateurs constituent l’une des stratégies de l’UAC en vue de permettre à ses membres de contribuer efficacement et de manière efficience à la noble et lourde mission qu’elles assument. En outre, je tiens à souligner que l’UAC est très attachée au Dialogue entre les différentes parties prenantes à savoir les Gouvernements, les autorités de régulation, les opérateurs et les partenaires techniques financiers. » Pour finir son mot introductif, le Président de l’UAC a salué la présence parmi nous des participants venant des opérateurs, des gouvernements et des régulateurs des communications électroniques. Il a fini en annonçant les intervenants à savoir : Le Président DAOUD A a fini son intervention par la présentation de la modératrice de la session en la personne de Madame XAVERINE Ndikumagenge que plusieurs organisations de consommateurs connaissent. Elle a passé plus de 15 ans à gérer divers développements agricoles tout en travaillant à façonner le développement de l’Afrique en matière de durabilité. Au cours des 8 dernières années, avec Consumers International, Xaverine s’est occupée de la gestion des problèmes de protection des consommateurs liés aux services financiers, à la sécurité alimentaire, à la sécurité et à la nutrition, à la consommation durable, et souhaite continuer à renforcer la protection des consommateurs en préconisant des campagnes qui améliorent la vie des gens. LES ANNEXES : 1-Première communication Le renforcement du cadre réglementaire Appui au mouvement consumériste Appui financier au mouvement consumériste : démarrage en 2015 ; Trois fédérations bénéficiaires : Projets concernés : Appui au mouvement consumériste En 2017, trois nouvelles conventions ont été signées avec les 3 fédérations afin de : Financer l’organisation d’événements de sensibilisation des consommateurs. En 2019, poursuite de la professionnalisation de nouveaux guichets consommateurs en plus des 23 guichets déjà existants. Le soutien financier a permis : Présentation du portail Les rubriques
Déclaration de l’union des organisations de consommateurs d’afrique (uac) relative aux sanctions imposees par la cedeao et l’uemoa au mali

L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) exprime toute sa préoccupation par rapport aux sanctions économiques prises par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) contre le Mali à l’issu des sommets extraordinaires tenu le 9 janvier dernier à ACCRA (GHANA). Les conséquences de la décision de fermeture des frontières et du gel des avoirs doublée des effets conjugués de la pandémie du Covid19 pèseront plus négativement sur le pouvoir d’achat et la qualité de vie des consommateurs maliens que sur les autorités maliennes visées comme première cible. L’UAC qui est attachée à l’intégration sous régionale et régionale, estime que ces mesures sont en contradiction avec l’esprit de vivre en commun et de libre circulation des personnes et des biens qui fondent ces deux institutions sous régionales. Avec l’interdépendance des économies et des populations de la sous-région, nos organisations membres de la région nous rapportent que les consommateurs de la sous-région s’inquiètent déjà sur les risques de l’envol des prix de certains produits de première nécessité au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Burkina Faso, au Benin, au Niger…Déjà, plusieurs milliers de citoyens de la sous-région se retrouvent bloqués au Mali ou dans le reste des pays de la région à cause de cette situation évitable si seulement une attention particulière avait été accordée au préalable aux citoyens de la sous- région africaine. En conséquence, l’UAC, demande à la CEDEAO et à l’UEMOA de rouvrir les frontières de ses Etats membres et à lever le gel des avoirs du Mali. A défaut, cette situation si elle perdure risquerait de compliquer le processus d’intégration économique de la sous-région Ouest africaine. Aussi, l’UAC lance-t-elle un appel à la CEDEAO, à l’UEMOA et aux autorités maliennes de poursuivre et de privilégier le dialogue dans un climat apaisé, pour parvenir à la normalisation de la situation politique et sécuritaire du Mali. Enfin, l’Union des organisations de consommateurs d’Afrique (UAC) exprime sa solidarité aux consommateurs du Mali et de la sous- région Ouest africaine. L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) est une organisation continentale et fédératrice des associations des consommateurs d’Afrique et dont le siège est à N’Djamena au Tchad. Fait à N’djaména, le 15 Janvier 2022Le Président, DAOUDA ELHADJ ADAM
Déclaration de l’union africaine des consommateurs (uac) relative a l’acceleration de la mise en œuvre des decisions phares de l’agenda 2063

Le 35ème sommet de l’Union Africaine (UA) se déroulera du 5 au 6 Février 2022 à Addis-Abeba. Les Chefs d’Etat et des Gouvernements auront à examiner d’importants points notamment celui de la paix et de la sécurité de notre continent mais également l’état de mise en œuvre des décisions prises en faveur de l’intégration africaine. En effet, le continent fait face à plusieurs défis qui ont pour noms : une crise économique aigue, la pauvreté, les inégalités et, la multiplication des situations d’instabilité politique et sécuritaire. Il s’y ajoute la crise de la pandémie de la COVID-19 et ses impacts sur les conditions de vies des populations et sur les économies de la région. Relever ces défis constitue pour notre organisation continentale, une condition indispensable pour réaliser son agenda de transformation structurelle et atteindre le plein potentiel de son projet phare portant sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).Le Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) créé en 2018 à cette fin, qui est également un des projets phares de l’Agenda 2063 de l’UA, reste toujours à l’étape de projet. Le MUTAA est aujourd’hui considéré comme étant une infrastructure logistique cruciale et un facilitateur du bon fonctionnement de la (ZLECAF), complétée par le Protocole sur la libre circulation des personnes et des biens et le Passeport africain. A ce jour, à peine 34 Etats membres ont signé la MUTTA et seulement 18 ont signé un protocole d’application de sa mise en œuvre. Dans le même ordre d’idées, l’UAC déplore que le mécanisme de financement de l’organisation continentale décidé à Kigali en juillet 2016 relative au prélèvement à l’importation de 0,2 % pour le financement du budget de l’UA peine à être mise en œuvre. A ce jour, seuls 25 pays, soit environ 45 % des membres de l’UA, étaient à divers stades de la domestication de la décision de Kigali. C’est pourquoi, l’UAC, plateforme continentale des Associations des Consommateurs d’Afrique très attachée à l’intégration régionale saisit cette opportunité de la tenue de la 35ème session de l’UA, pour lancer un appel aux Chefs d’Etats et de Gouvernement. Pour rendre autonome et moins dépendante l’Union Africaine de l’aide extérieure, l’UAC encourage vivement les Chefs d’Etat et de gouvernements à :• Accélérer la mise en place du prélèvement de 0,2% sur les importations éligibles pour permettre à l’Union Africaine de se financer à long terme ;• Adopter des mesures complémentaires pour renforcer la décision de financement de Kigali ;• Accélérer la mise en œuvre du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA) ;• Accélérer la levée des obstacles à la mise en œuvre de la Zlecaf et à la libre circulation de tous les citoyens africains dans le continent.• Impliquer les organisations de la société civile en Afrique dans l’élaboration, la mise en œuvre et le suivi-évaluation des actions de l’union sur le volet du contrôle citoyen des actions des Autorités Publiques. Fait à N’djaména, le 3 Février 2022 DAOUDA ELHADJ ADAM
Communiqué de presse de l’union africaine des consommateurs (uac) face à la pandémie du covid-19

• APPEL AUX GOUVERNEMENTS ET AUX SPÉCIALISTES SANITAIRES AFRICAINS• PRISES DE POSITION ET ENGAGEMENTS Le monde entier est secoué depuis déjà plus de 4 mois par une maladie mortelle et contagieuse dénommée le Covid-19. Les conséquences sanitaires, économiques, financières, sociales, politiques et stratégiques sont énormes pour le monde entier en général et pour le continent africain en particulier. Comparativement aux autres consommateurs d’autres régions, les consommateurs de notre continent, font déjà face à des multiples défis et obstacles. Il s’agit notamment de la déliquescence des systèmes de santé, de la faiblesse du pouvoir d’achat des populations, de la prédominance du secteur informel dans la chaine économique et du chômage. Il faut aussi noter l’absence des services sociaux de base tels que l’accès à l’eau potable, à la santé, à la protection sociale, à l’habitat décent, à l’’électricité et aux services et produits de télécommunications. Depuis le début de cette crise sanitaire qui constitue pour le monde entier et, particulièrement pour nos pays, déjà fragiles, un risque accru de crise socio-économique, nos organisations de consommateurs membres n’ont cessé d’attirer l’attention des gouvernements et de leur suggérer des pistes de solutions pour barrer la route au Covid19. L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) félicite les gouvernements africains qui ont pris d’importantes mesures courageuses de prévention et de riposte contre cette pandémie. Elle félicite et encourage d’avantage les praticiens de la santé de tout le continent qui face à cette pandémie malgré l’absence des équipements et moyens nécessaires. Au vu du grand chemin qui reste encore à parcourir avant de pouvoir venir à bout du covid-19 dans nos pays et consciente de la fragilité de nos économies, des infrastructures sanitaires et du niveau de la gravité des conséquences socio-économiques sur les économies africaines en général et sur les consommateurs en particulier, l’Union Africaine des Consommateurs (UAC) exprime d’une part (i) ses vives préoccupations par rapport à cette menace qui pèse sur la santé et des conditions de vie des citoyens consommateurs africains et d’autre part, (ii) son indignation par rapport aux manœuvres par des firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherches pour utiliser les africains comme des cobayes scientifiques dans leurs projets d’expérimentation d’un éventuel vaccin contre le Covid-19. Face à cette situation très préoccupante, l’UAC lance un appel citoyen aux dirigeants africains, aux chercheurs africains, à la société civile africaine et aux Consommateurs pour une forte mobilisation afin de protéger l’Afrique des conséquences dévastatrices de cette pandémie et une lutte contre les manœuvres de « cobayisation » des africains. A cet effet, l’UAC leur adresse des recommandations ci-après : A l’intention des gouvernements : d’intensifier les mesures de sensibilisation et d’éducation des populations des villes jusqu’aux hameaux les plus reculés de nos pays sur la pandémie et des moyens de prévention; d’équiper les centres de traitement des malades du covid-19 et des hôpitaux en matériels efficaces de protection contre la maladie et accompagner des praticiens de santé qui sont fortement exposés à la contamination ; de subventionner les prix des produits de première nécessité par un allègement fiscal ou tout autre mécanisme approprié et octroyer des aides alimentaires et de détergents ou aides financières aux catégories de la population les plus démunies et de veiller à l’effectivité de ces mesures ; de subventionner des produits de prévention tels que le savon, les gels désinfectants et les masques au profit des tous les citoyens sans distinction aucune et rendre son usage obligatoire; d’alléger les conditions d’accès et de jouissance des services sociaux tels que l’électricité et l’eau, les télécommunications notamment la data qui demeure cher en Afrique ; de prendre toutes les mesures préventives et efficaces pour que les pays du continent ne soient utilisés par les firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherche comme des champs d’expérimentation de vaccins contre le Covid-19 avec pour cobayes scientifiques les consommateurs africains ; d’engager parallèlement un processus de refonte des plans nationaux de développement pour tenir compte des enjeux nouveaux du développement après le Covid-19 notamment les plans nationaux de développement sanitaire (PNDS) ; d’impliquer fortement les associations des consommateurs dans les actions de protection des consommateurs. A l’intention des chercheurs africains et des acteurs de la Société civile : de refuser toute forme de collaboration non éthique qui vise à faire des africains les cobayes des champs d’expérimentation par des cyniques firmes pharmaceutiques ; de dénoncer toute proposition de partenariat qui sera faite par les firmes pharmaceutiques et autres groupes de recherche à cet effet. A l’intention des banques centrales : d’accorder des facilités aux gouvernements et aux établissements bancaires et de micro finances notamment en matière de rééchelonnement des dettes échues et de nouvelles lignes de crédit leur permettant de répondre aux besoins de l’heure ; d’alléger les coûts et frais d’accès et de jouissance des services financiers dans nos pays tout en veillant au bon fonctionnement des services minimum bancaires et en privilégiant les moyens de transfert ou de payement digitaux ou numériques. A l’endroit des Consommateurs : l’UAC les invite aux respects des mesures de prévention et de confinement ; l’UAC les encourage à des actions de solidarités nationales aussi bien au niveau des gouvernements qu’au niveau des agents de santé ; l’UAC les exhorte à rester vigilants et mobilisés pour mettre en échec tout projet d’expérimentation d’un vaccin contre le Covid-19 sur le continent en utilisant les africains comme leurs cobayes. L’UAC demande à toutes les associations des consommateurs à assurer leur rôle de veille citoyenne sur le respect des droits des consommateurs en cette de période de pandémie. L’Union Africaine des Consommateurs (UAC) est une organisation continentale et fédératrice des associations des consommateurs d’Afrique et dont le siège est à N’Djamena au Tchad. Fait à N’djamena, le 08 Avril 2020Pour l’UAC,Le Président, Daouda Elhadj ADAM
la ville de Saly au Sénégal, a accueilli un atelier régional sur « la pêche artisanale-agro écologie et plaidoyer contre l’accaparement des océans en Afrique de l’ouest »

Du 10 au 12 septembre 2025, la ville de Saly au Sénégal, a accueilli un atelier régional sur « la pêche artisanale-agro écologie et plaidoyer contre l’accaparement des océans en Afrique de l’ouest ». Cet événement a réuni des acteurs clés de la société civile, des pêcheurs artisans, et des représentants gouvernementaux de plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest. Au cours de son intervention, Dr SOGADJI Emmanuel, Directeur Exécutif de l’Organisation Africaine des Consommateurs (OAC), a mis en lumière l’urgence de la sécurité alimentaire sur le continent. Il a souligné que la sécurité alimentaire doit être intégrée dans tous les aspects de la consommation. “Quand les étrangers sont autorisés à venir prendre les produits halieutiques dans les eaux africaines pour des besoins industriels, où trouveront les consommateurs africains ces produits pour satisfaire leurs besoins ? L’insécurité alimentaire s’installera alors davantage dans le continent”, a-t-il déclaré. Ses mots résonnent comme un appel à la vigilance face à la menace d’une dépendance accrue aux importations alimentaires. Dr SOGADJI a insisté sur la nécessité d’intensifier les actions de plaidoyer pour faire entendre la voix des consommateurs africains. Selon lui, la mobilisation doit se concentrer sur des stratégies qui protègent les ressources maritimes tout en garantissant un accès équitable aux communautés locales. “Nous devons continuer à nous faire entendre par des actions de plaidoyer pour que les politiques en prennent conscience et changent de stratégies”, a-t-il ajouté. La déclaration de Saly Portudal, qui a sanctionné les travaux de cet atelier, a affirmé que la pêche artisanale et l’aquaculture sont essentielles pour le développement durable. Elle a également souligné que ces secteurs garantissent la sécurité alimentaire et nutritionnelle pour des millions de personnes. Cependant, cette durabilité est mise en péril par des pratiques telles que la pêche illégale, l’accaparement des ressources maritimes, et l’exploitation des écosystèmes. Aussi, la déclaration de Saly a martelé l’importance de reconnaître et de protéger les droits des communautés de pêche artisanale, en particulier ceux des femmes et des jeunes. Car la participation active de ces groupes est cruciale pour garantir la durabilité des ressources halieutiques. L’atelier a également mis en avant le besoin d’une bonne gouvernance et de transparence dans l’octroi des licences de pêche. En effet, il est vital d’harmoniser les cadres juridiques à l’échelle régionale pour assurer une gestion collective et durable des ressources maritimes. Cela passe par l’engagement des gouvernements à écouter et à intégrer les préoccupations des consommateurs dans leurs politiques. En parallèle, la déclaration a évoqué l’importance d’adapter les systèmes de production alimentaire face aux défis du changement climatique. Sur ce point, Dr SOGADJI a plaidé pour que les pratiques agro écologiques soient mises en avant comme une solution viable pour renforcer la résilience des communautés et de l’environnement. Pour lui, l’OAC s’active pour intensifier ses actions de plaidoyer sur l’agro écologie, la sécurité et la souveraineté alimentaire dans le continent. “C’est le seul moyen qui nous reste de résister contre les conséquences néfastes de l’agro-industrie”, a-t-il affirmé. Cette position s’inscrit dans un cadre plus large de lutte pour la justice sociale et environnementale en Afrique. Il faut souligner que les participants à l’atelier de Saly ont convenu que la lutte contre l’accaparement des océans doit être collective et coordonnée. La déclaration a appelé à une mobilisation régionale, soulignant que la durabilité des ressources marines est une responsabilité partagée. A travers sa participation à la rencontre de Saly, l’OAC réaffirme son engagement d’être un moteur de changement pour la sécurité alimentaire en Afrique aux côtés de l’Alliance pour la Sécurité Alimentaire en Afrique (AFSA). Ce rendez-vous de Saly n’est qu’une étape dans un combat plus vaste pour garantir que les consommateurs africains aient accès à des produits alimentaires locaux et durables, tout en préservant les droits des communautés de pêche artisanale. Notons que cette rencontre a été organisée sous l’initiative de l’ADEPA (Association Ouest Africaine pour la Développement de la Pêche Artisanale) avec l’appui de l’AFSA.
L’OAC participe activement aux débats continentaux sur l’avenir des technologies biodigitales et l’agroécologie à Addis-Abeba

Du 1er au 6 octobre 2025, l’Organisation Africaine des Consommateurs (OAC) a pris une part active aux assises continentales consacrées à « l’avenir des technologies biodigitales dans l’agriculture et l’alimentation en Afrique » qui a abouti à une Déclaration panafricaine sur l’avenir des technologies biodigitales dans les systèmes alimentaires et agricoles. Ces rencontres de haut niveau, tenues dans la capitale éthiopienne, ont réuni des experts, chercheurs, représentants de gouvernements et organisations de la société civile, autour du thème de la transformation durable des systèmes alimentaires africains. La délégation de l’OAC, conduite par son Directeur exécutif, Dr Emmanuel SOGADJI, a participé activement aux échanges sur la gouvernance des technologies biodigitales et la souveraineté alimentaire. Son intervention a porté sur le rôle central des organisations de consommateurs dans la protection des citoyens face aux enjeux éthiques, environnementaux et sanitaires liés à l’essor des nouvelles technologies agricoles.Au terme des travaux, Dr SOGADJI Emmanuel a été élu co-président du Groupe de travail Terre et Agroécologie. Il partagera cette responsabilité avec Me Miriamm, avocate nigériane et militante reconnue en droit foncier et de l’agro écologie. Cette élection marque une reconnaissance continentale du leadership de l’OAC dans le plaidoyer pour des politiques agricoles respectueuses de la nature et au service des populations. La participation de l’OAC à ces assises s’inscrit dans sa mission fondamentale : défendre une alimentation sûre, durable et culturellement adaptée aux réalités des consommateurs africains. Par son engagement, l’organisation confirme sa place de choix au sein des instances continentales où se dessinent les orientations stratégiques sur l’avenir des systèmes alimentaires. L’un des moments marquants de ces rencontres a été le renouvellement du Conseil d’administration de l’Alliance pour la Souveraineté Alimentaire en Afrique (AFSA), réseau panafricain majeur dont l’OAC est un partenaire actif. À l’issue de l’Assemblée générale tenue à Addis-Abeba, le Révérend Tolbert Thomas Jallah Jr., dirigeant religieux libérien et Directeur exécutif du Faith and Justice Network du bassin du Mano, a été élu nouveau Président du Conseil d’administration. Figure respectée du plaidoyer pour la justice sociale et le développement durable en Afrique, il succède à Hakim Baliraine, président de l’ESAFF-Ouganda, sous la direction duquel AFSA a franchi une étape décisive dans la défense de l’agroécologie et de la souveraineté alimentaire sur le continent. L’Assemblée générale a également procédé à la désignation d’une nouvelle équipe dirigeante composée de Mme Anne Maina (Kenya), réélue Secrétaire générale, et de Mme Elisabeth Atangana (Cameroun), élue Trésorière. Par ailleurs, Gabriel Manyangadze (Zimbabwe) et Elisabeth Atangana ont été élus comme nouveaux membres du CA, tandis qu’Amadou Kanouté (Sénégal, CICODEV), Joyce Brown Enewene (Nigéria, HOMEF), Hakim Baliraine (Ouganda, ESAFF) et Anne Maina (Kenya, BIBA) ont été réélus pour un second mandat. Ce nouveau conseil d’administration reflète la diversité géographique et thématique du continent, combinant continuité et renouveau pour porter la vision d’une Afrique nourrie, résiliente et souveraine. Réagissant à sa nomination, le nouveau Président du Conseil d’administration, le Révérend Tolbert Thomas Jallah a exprimé une confiance profonde dans l’avenir d’AFSA et sa mission au service de la souveraineté alimentaire du continent. « AFSA s’est imposée aujourd’hui comme la véritable voix des peuples africains », a-t-il déclaré. « Notre force réside dans notre unité, et cette nouvelle direction entend porter le mouvement vers des horizons plus ambitieux, enracinés dans les réalités africaines et guidés par la sagesse de nos agriculteurs, de nos anciens et de notre jeunesse. » Le Révérend Jallah a également réaffirmé son engagement à poursuivre l’œuvre de ses prédécesseurs, en consolidant la solidarité entre les acteurs de la société civile, les communautés locales et les institutions régionales. Sous sa présidence, AFSA ambitionne de renforcer son rôle de porte-voix continental des producteurs, consommateurs et défenseurs de l’agroécologie, tout en approfondissant le dialogue panafricain pour un système alimentaire africain juste, durable et fondé sur la dignité humaine. Nottons de passage que, M. Amadou Kanouté, membre du Conseil d’administration de l’OAC, a été réélu pour siéger au sein du nouveau conseil d’administration de l’AFSA pour le compte de son organisation CIVODEV qui est aussi membre d’AFSA. Ce maintien traduit la confiance renouvelée envers l’expertise et la contribution des acteurs du monde de la consommation à la gouvernance du réseau panafricain. Pour l’OAC, cette double présence institutionnelle et technique au sein d’AFSA et des groupes de travail thématiques constitue une avancée majeure. Elle renforce sa capacité à influencer les politiques agricoles, environnementales et alimentaires africaines dans une perspective centrée sur le consommateur. Au-delà des titres et fonctions, la participation de l’OAC à l’élaboration de la Déclaration panafricaine sur les technologies biodigitales souligne son attachement à des solutions africaines fondées sur la science mais respectueuses des droits, des ressources et des cultures locales. Selon Dr SOGADJI, « cette dynamique panafricaine doit permettre de redonner confiance aux citoyens dans leurs systèmes alimentaires, promouvoir l’agro écologie comme pilier de souveraineté, et renforcer la transparence dans la gouvernance des innovations technologiques agricoles. Nous devons nous sentir tous concernés car l’avenir dépendra de ce que nous consommons». L’OAC réaffirme à cette occasion sa détermination à œuvrer pour une Afrique où les consommateurs sont informés, responsabilisés et protégés. L’organisation s’engage à poursuivre le travail collectif entamé à Addis-Abeba, en partenariat avec l’AFSA et les autres réseaux panafricains, pour bâtir un avenir alimentaire plus juste, durable et inclusif pour tous.
L’OAC renforce son engagement avec l’OMS, la FAO et l’Union Africaine sur des questions d’une alimentation saine

L’Organisation Africaine des Consommateurs (OAC) a réaffirmé son engagement pour la promotion de régimes alimentaires sains lors du webinaire « Deep dive on WHO recommended policies to promote healthy diets », organisé avec la collaboration de l’Union Africaine, l’UNICEF, l’OMS et la FAO. Cet événement a permis d’aborder les enjeux majeurs de la fortification, de la sécurité et de la diversification alimentaire, ainsi que le rôle du système alimentaire africain dans la lutte contre la malnutrition. Le Directeur exécutif de l’OAC, Dr Emmanuel SOGADJI, et Monsieur Maguette Fall ont représenté l’organisation à ce rendez-vous stratégique. Au cours des débats, Monsieur Maguette Fall a présenté l’expérience et l’engagement des organisations de consommateurs pour sensibiliser et mobiliser les acteurs du secteur autour du droit de chaque Africain à une alimentation saine et nutritive. L’OAC souligne l’importance de placer les consommateurs et leurs organisations au centre du processus d’élaboration des politiques publiques en matière d’alimentation. Leur implication et expertise sont essentielles pour garantir l’efficacité des mesures visant à assurer un accès réel et équitable à une alimentation de qualité pour tous. En conclusion, l’OAC appelle à une mutualisation renforcée des initiatives, à une mobilisation collective et à la poursuite du travail avec l’ensemble des partenaires institutionnels pour bâtir un avenir africain où les droits des consommateurs à l’alimentation saine sont pleinement respectés et protégés. L’activité s’est tenue le 14 octobre 2025 dernier et a réuni de nombreux acteurs engagés pour la promotion d’une alimentation saine et la défense des droits des consommateurs en Afrique.
MUTAA ; Vers un Nouvel Horizon pour l’Aviation Africaine : Quand l’OAC et l’AFRAA unissent leurs voix à l’après le forum panafricain de Lomé

Le Président du Conseil de l’Organisation Africaine des Consommateurs (OAC), Daouda Elhadj Adam, a eu l’honneur de rencontrer Mr Abdourahmane Berthe, Secrétaire Général de l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA), partenaire du deuxième sommet panafricain tenu à Lomé en 2024. Cette rencontre a été l’occasion pour le PCA de l’OAC de souligner l’importance pour les citoyens consommateurs, de la mise en œuvre du Marché unique africain du transport aérien (MUTAA), une initiative phare de l’Union africaine qui vise à transformer le secteur aérien continental grâce à la déréglementation et à l’ouverture des marchés à la concurrence régionale et transnationale. Au cœur des échanges : la nécessité d’accélérer la mise en œuvre du MUTAA en cette phase de mise en œuvre de la Zone de Libre Échange Continental (ZLECAF). Le MUTAA est pensé pour libéraliser les services aériens, favoriser la liberté de circulation, et harmoniser les normes de sécurité et de protection des consommateurs africains. Cependant, malgré l’adhésion de 37 États africains à cette initiative régionale, des défis subsistent, le déficit d’information sur les avantages du MUTAA, la fragilité des compagnies nationales africaines, l’absence de perspectives de consolidation de ces compagnies à l’instar des groupes comme KLM, la faiblesse des infrastructures aéroportuaires nationales etc. La mise en œuvre du MUTAA pourrait réduire jusqu’à 25% le coût des billets et renforcer la connectivité intra-africaine. Or, il reste aujourd’hui souvent plus facile pour un Africain de voyager en passant par l’Europe ou le moyen orient que d’obtenir un vol direct sur le continent. Le forum des 5 et 6 septembre 2024 de Lomé a mis en exergue l’urgence d’une collaboration renforcée, d’un engagement commun, et d’une mobilisation des investissements, notamment les 30 milliards de dollars annoncés pour moderniser aéroports et systèmes de navigation d’ici 2030. Pour le Président de l’OAC, la réussite du MUTAA passe par la prise en compte des besoins réels des consommateurs et des opérateurs locaux, notamment, la garantie de la sécurité et de la qualité de service, la réduction des barrières réglementaires et fiscales qui entravent encore la mobilité et l’inclusion. Les deux parties ont salué la décision des Etats de la CEDEAO de faire baisser les taxes de 25% les taxes sur les billets d’avion à partir du 1er Janvier 2026. L’OAC et l’AFRAA entendent poursuivre cette collaboration en mutualisation leurs efforts pour plaider en faveur de l’effectivement du MUTAA notamment la baisse des taxes et barrières réglementaires et tarifaires que les voyageurs subissent. L’accélération de l’intégration du ciel africain appellent à une mobilisation active des parties prenantes notamment les États, les compagnies, les organisations de consommateurs et des institutions régionales notamment la banque africaine de développement, le NEPAD etc… L’OAC s’engage ainsi à porter la voix des citoyens consommateurs africains, à défendre leur droit à un transport aérien accessible, sécurisé et innovant, et à accompagner la transformation profonde du secteur. Le ciel africain est à portée de main. Une collaboration soutenue entre l’OAC et les parties prenantes clés comme la Commission Africaine pour l’Aviation Civile (CAFAC), l’AFRAA incarnera l’ambition d’une Afrique enfin connectée, compétitive et solidaire, où chaque voyageur bénéficiera des fruits d’une réforme majeure, pour faire de l’aviation un véritable vecteur de développement et d’intégration régionale.